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Les trajectoires invisibles du volontariat — Mobilité croisée, humanité et interconnexion

Les trajectoires des missions, le temps de la mobilité croisée, le rappel de notre humanité et notre humanisme et l’interconnexion du monde.

Il existe des trajectoires que les rapports de mission ne racontent pas.

Elles ne figurent pas toujours dans les bilans, ne se mesurent pas nécessairement en nombre de jours de mission, en activités réalisées ou en résultats atteints. Elles se construisent dans les rencontres, dans les déplacements, dans les liens qui se créent entre des personnes que la géographie, les cultures ou les générations auraient pu maintenir éloignées.

Le volontariat produit aussi ces trajectoires invisibles.

Dans une époque de repli identitaire, de relations d’intérêt, de course à la glorification de soi-même où notre titre ou notre profession définit qui nous sommes, vivre des moments de pure sincérité reste un luxe qui nous rappelle notre humanité.

Ce week-end, après de longs mois connectés dans le cyberespace, nous avons eu la chance de nous retrouver tous dans le même espace physique.

Ce qui pouvait apparaître comme une simple rencontre était en réalité le croisement de plusieurs trajectoires.

  • De Rufisque à Paris dans le cadre de DENVA.

  • De Grand Dakar à La Rochelle à travers WECCEE.

  • De la Normandie à Mbour et Nianing avec le service civique français.

  • De l’Alsace à Dakar grâce à V-Francophonie.

Des géographies différentes. Des missions différentes. Des expériences différentes.

Et pourtant, quelque chose relie ces trajectoires.

Des relations se tissent, des peuples se découvrent, des cultures s’apprennent et notre humanisme se consolide.

C’est peut-être aussi cela, la mobilité croisée : non pas seulement se déplacer d’un territoire à un autre, mais permettre à des trajectoires humaines de se rencontrer, de se transformer mutuellement et de continuer à exister au-delà du cadre initial de la mission.

Une mission de volontariat a une durée. Une relation humaine, elle, peut avoir une autre temporalité.

Certes, tout individu a le droit de s’autodéterminer. Aucune aspiration n’est plus légitime que celle de l’autre.

Nous avons choisi notre humanisme.

Nous avons choisi la joie des relations humaines pures et sincères, aussi complexes qu’elles soient.

Nous avons choisi la mixité intergénérationnelle.

Et peut-être avons-nous choisi, à travers ces trajectoires, de nous rappeler que derrière les statuts, les titres, les professions et les appartenances, il reste des êtres humains capables de se rencontrer.

Nous sommes des êtres humains et non des automates.

L’harmonie de notre ressenti, en symbiose avec le choix des mots, constitue l’essence de ce récit et nous réconforte à vivre la plénitude de notre humanité.

Les trajectoires invisibles du volontariat continuent.